Des confidences... je ne vous en fais pas souvent. C'est que j'ai peur, peur de la vérité. Peur de la réalité. Je suis vraiment mal au point actuellement. Tellement, que mon psychiatre est passé en vitesse supérieure... Il vient de m'ajouter un autre médicament... un 4e en fait, afin que je recommence à fonctionner normalement. Et je redoutais ce moment. Je redoutais surtout ce médicament qui ne laisse aucune place à l'interprétation: je suis vraiment atteinte de maladies mentales. Je déteste toute cette médication. Je la méprise. On me drogue afin que je redevienne fonctionnelle, mais serai-je moi-même?
Mais que s'est-il passé depuis quelques années pour qu'on en arrive à ça?! J'ai été en psychothérapie, j'ai travaillé fort sur moi-même, j'ai été en thérapie à l'hôpital, et voilà, c'est toujours à recommencer. Les acquis tombent un par un et je redeviens incapable de fonctionner "normalement".
Ces jours-ci, je resterais couchée tout le temps, ou je mangerais, ou je dépenserais. Je ne me sens mieux que lorsque je suis dans ce qu'on appelle en thérapie les "domaines dommageables". Je suis en train de tout foutre en l'air, je fais du sabotage, en tout cas c'est ce qu'on m'a appris encore en thérapie.
Il y a maintenant un mois que je n'ai pas ouvert un livre pour travailler sur mon doctorat et j'ai un travail à remettre le 24 janvier. Je suis incapable d'y faire face. C'est comme si je paniquais et ma seule façon de le gérer est de ne pas travailler... de remettre au lendemain.
Est-ce que c'est vraiment moi qui est folle ou ce sont les autres qui attendent trop de moi? Est-ce que tout arrêter la médication pourrait être une solution? Mon chum croit fermement que j'ai besoin de tous ces médicaments et qu'ils me permettent d'être moi-même, en tout cas, une version fonctionnelle de moi-même. Il me dit d'accepter ma condition et de me plier aux demandes de mon psychiatre. Mais c'est ce que je fais depuis quelques années!!! J'ai même été jusqu'à m'entraîner régulièrement au gym pour faire plaisir à mon mari et à mon médecin, et cela même si je déteste la chose, dans le but de m'améliorer ma santé physique et mentale.
Il y a un côté de moi qui en a plus qu'assez de faire des efforts... Je veux juste être heureuse, sans avoir à constamment avoir besoin de dépasser mes limites (comme mes TOC, mon anxiété, mon déséquilibre alimentaire, et je vous fais grâce de tout le reste).
J'ai l'impression que, plus on m'aide, plus on me dit que je suis folle. Plus on me traite comme une malade mentale. Mais je ne suis pas folle!!!! J'ai toute ma tête, c'est juste que mes agissements traduisent mon mal de l'âme... On m'a tellement traité comme de la marde plus jeune, j'ai eu une vie tellement misérable pendant mon enfance, qu'aujourd'hui, j'ai bien beau avoir tout ce qu'on peut désirer, je ne sais pas comment vivre cette vie... Le mal qu'on m'a fait a blessé mon âme et je dois maintenant vivre avec des handicaps. On essai de me soigner, mais la route vers la rémission est longue et parfois décourageante.
Je dois maintenant patienter, le temps que la nouvelle médication agisse et qu'on voit si ce sera suffisant pour me remettre sur les rails. Le psychiatre et mon conjoint sont bien confiants, mais moi je me sens comme un rat de laboratoire sur lequel on essaie des traitements en se croisant les doigts. Sincèrement, j'espère aussi que les nouvelles pilules m'aideront à reprendre le dessus et que je puisse retourner travailler à l'université dès le 7 janvier, soit après les vacances scolaires de mes filles. J'espère retrouver ma vie normale du début de l'automne dernier. Mais, à quel prix? Car ce nouveau médicament qui s'ajoute vient avec son lot de complications possibles et une batterie de tests à passer régulièrement étant donné ses effets.... Ça me fait un peu peur tout cela.
Comment terminer ce texte à cœur ouvert? Je voudrais tellement me faire bercer par quelqu'un qui me jurerais que tout va bien se passer, de ne pas m'inquiéter, qu'il serait là pour moi à tout moment.... je voudrais qu'on me prenne en pitié et qu'on me demande comment je vais réellement. Qu'on me démontre de la sympathie. Mais, comme mes problèmes de santé mentale sont "cachés" ou que plus souvent qu'autrement cela rend mal à l'aise les gens qui sont au courant, je n'ai que rarement droit à des démonstrations d’empathie dont j'aurais tant besoin. En fait, j'aurais juste besoin qu'on s'occupe de moi un peu, qu'on se préoccupe de moi... Mon conjoint le fait, mais il est trop souvent seul à me supporter, pauvre lui. J'essaie de ne pas être un trop gros fardeau sur ses épaules, mais je n'ai personne d'autre vers qui me tourner. Peut-être devrais-je penser à retourner en psychothérapie... payer quelqu'un pour qu'il se préoccupe de moi...
Je dois retourner faire semblant que tout va bien maintenant... surtout auprès de mes enfants. Et aussi je dois agir le plus normalement possible en présence des autres. Ma détresse doit demeurer cachée... au moins d'ici à ce que j'aille mieux réellement.... Mais je vous avoue que c'est de plus en plus difficile... pas avec mes enfants mais avec les gens qui m'entourent. J'en ai marre de répondre que tout va sur des roulettes quand mon conjoint et moi savons très bien qu'actuellement nous traversons un moment de crise... j'ai juste envie de crier "au secours" parfois... mais ce serait tellement mal vu... nous continuerons à se battre, seuls tous les deux, mon chum et moi, afin qu'on retrouve un peu de stabilité et de normalité.
Et pour terminer sur une note positive, sachez que je ne me laisserai pas abattre. Oui, j'ai parfois des moments de découragements, mais je suis foncièrement résiliente! Alors, je m'accroche à la vie, à ce que j'ai de plus précieux, soit mes enfants et mon conjoint, et je tiens bon. Après la pluie viendra sûrement le beau temps, j'y crois encore et toujours.
samedi 28 décembre 2013
lundi 9 décembre 2013
Sur une pente descendante... mais je ne lâche pas!
Pas facile de s'avouer qu'on est en train de sombrer lentement mais sûrement... Surtout lorsqu'on essaie de retrouver une vie "normale" et qu'on voudrait tant aller mieux! Mais c'est malheureusement le cas, et même si j'évitais la question avec mon conjoint et même si je n'écrivais plus sur mon blog, j'ai dû me rendre à l'évidence: je me sens vidée, j'ai de la difficulté à me résigner à prendre une douche, alors imaginez me rendre au gym ou à l'université pour travailler... J'ai de moins en moins envie de quoi que ce soit et j'ai même recommencé à avoir des TOC à l'occasion. J'ai aussi perdu le contrôle sur mon alimentation, ce qui m'a fait reprendre quelques livres si durement perdue au gym. Bref, ça ne vas pas très fort et, hier soir, j'ai dû en discuter avec mon conjoint... Il m'a fallu avouer avoir besoin d'aide... encore une fois. Première solution envisagée: modifier ma médication. Un peu plus de ceci et de cela devrait me donner un coup de main, enfin, j'espère. Il faut d'ailleurs que je contacte le psychiatre pour lui en parler.
Mais, la médication, ce n'est pas tout... Il faut que je rame fort pour contrer le courant négatif dans lequel je me trouve actuellement. Et, croyez-moi, je rame. Ce n'est pas vrai que je vais me laisser aller et perdre tout ce que je m'efforce de mener à bien depuis près d'un an maintenant. J'ai besoin d'aide, alors allons en chercher! J'ai toujours attendu d'être au fond du baril avant d'accepter de me faire aider... mais, cette fois-ci, je ne vais pas attendre d'être au bord du précipice. J'ai tellement à gagner et tout à perdre...
Ce n'est pas comme si je n'était pas "habituée" de me voir aller: je suis bipolaire... alors il est "normal" que des périodes dépressives surviennent. Ce qui serait anormal, ce serait de laisser aller les choses et d'espérer pendant des mois que tout s'arrange comme par miracle (ce que je faisais avant). Je pense que c'est la première fois que je réalise vraiment être bipolaire... ou plutôt, que j'accepte le verdict et que je tente de faire avec plutôt que d'espérer que ce ne soit pas cela.
En attendant de parler avec le médecin et de réajuster (encore!) la médication face à cet épisode dépressif qui s'amorce, je dois aussi songer à d'autres solutions. D'abord, il faut que je fasse de bons choix considérant mes capacités réelles (et non celles que j'avais ou que je souhaiterais). J'ai commencé la semaine dernière en refusant un contrat d'enseignement qui aurait fort probablement été de trop dans mon horaire déjà chargé après les Fêtes. Mais, que puis-je faire d'autre? Il faut aussi que je sorte de mon lit! Car, depuis près d'une dizaine de jours, je m'y suis réfugiée trop souvent. Alors, comme je l'ai fait aujourd'hui, je dois prendre mon courage à deux mains et me rendre à l'université pour y travailler. Et ensuite? Je vais continuer à aller au gym 3 fois par semaine. Même si c'est un effort mental et physique énorme, cela m'apporte également bien de la fierté et je me sens mieux dans mon corps depuis que je m'entraîne, soit depuis 6 mois maintenant (malgré une perte de poids à peine notable). Et puis, s'il le faut, je recommencerai la psychothérapie. Ce n'est pas ma première option, mais je ne l'exclu pas non plus.
Donc, je ne manque pas de solutions. Reste à les mettre en pratique. Mais, quand le nuage noir apparaît au-dessus de ma tête, sincèrement, tout cela devient presque insurmontable... Un jour à la fois, n'est-ce pas?! Alors, je me donnerai de petits objectifs quotidiens et ce sera déjà ça. Et j'ai mon conjoint qui est encore et toujours là pour m'encourager, cet homme sur qui je peux compter et qui sait me rassurer.
Finalement, cette fois-ci sera différente parce que je ne tenterai pas de cacher la vérité aux autre tout comme à moi-même: une période creuse se pointe le bout du nez et je compte bien l'affronter. Avec de l'aide, du courage et de la volonté, j'y parviendrai. Par le passé, je niais l'évidence et je refusais le diagnostic de bipolarité. Mais, maintenant, je vais tenter de composer avec cette réalité qui est la mienne. Peut-être est-ce là la solution en fait...
Mais, la médication, ce n'est pas tout... Il faut que je rame fort pour contrer le courant négatif dans lequel je me trouve actuellement. Et, croyez-moi, je rame. Ce n'est pas vrai que je vais me laisser aller et perdre tout ce que je m'efforce de mener à bien depuis près d'un an maintenant. J'ai besoin d'aide, alors allons en chercher! J'ai toujours attendu d'être au fond du baril avant d'accepter de me faire aider... mais, cette fois-ci, je ne vais pas attendre d'être au bord du précipice. J'ai tellement à gagner et tout à perdre...
Ce n'est pas comme si je n'était pas "habituée" de me voir aller: je suis bipolaire... alors il est "normal" que des périodes dépressives surviennent. Ce qui serait anormal, ce serait de laisser aller les choses et d'espérer pendant des mois que tout s'arrange comme par miracle (ce que je faisais avant). Je pense que c'est la première fois que je réalise vraiment être bipolaire... ou plutôt, que j'accepte le verdict et que je tente de faire avec plutôt que d'espérer que ce ne soit pas cela.
En attendant de parler avec le médecin et de réajuster (encore!) la médication face à cet épisode dépressif qui s'amorce, je dois aussi songer à d'autres solutions. D'abord, il faut que je fasse de bons choix considérant mes capacités réelles (et non celles que j'avais ou que je souhaiterais). J'ai commencé la semaine dernière en refusant un contrat d'enseignement qui aurait fort probablement été de trop dans mon horaire déjà chargé après les Fêtes. Mais, que puis-je faire d'autre? Il faut aussi que je sorte de mon lit! Car, depuis près d'une dizaine de jours, je m'y suis réfugiée trop souvent. Alors, comme je l'ai fait aujourd'hui, je dois prendre mon courage à deux mains et me rendre à l'université pour y travailler. Et ensuite? Je vais continuer à aller au gym 3 fois par semaine. Même si c'est un effort mental et physique énorme, cela m'apporte également bien de la fierté et je me sens mieux dans mon corps depuis que je m'entraîne, soit depuis 6 mois maintenant (malgré une perte de poids à peine notable). Et puis, s'il le faut, je recommencerai la psychothérapie. Ce n'est pas ma première option, mais je ne l'exclu pas non plus.
Donc, je ne manque pas de solutions. Reste à les mettre en pratique. Mais, quand le nuage noir apparaît au-dessus de ma tête, sincèrement, tout cela devient presque insurmontable... Un jour à la fois, n'est-ce pas?! Alors, je me donnerai de petits objectifs quotidiens et ce sera déjà ça. Et j'ai mon conjoint qui est encore et toujours là pour m'encourager, cet homme sur qui je peux compter et qui sait me rassurer.
Finalement, cette fois-ci sera différente parce que je ne tenterai pas de cacher la vérité aux autre tout comme à moi-même: une période creuse se pointe le bout du nez et je compte bien l'affronter. Avec de l'aide, du courage et de la volonté, j'y parviendrai. Par le passé, je niais l'évidence et je refusais le diagnostic de bipolarité. Mais, maintenant, je vais tenter de composer avec cette réalité qui est la mienne. Peut-être est-ce là la solution en fait...
mardi 5 novembre 2013
Ma vie d'avant, ou presque...
J'ai l'impression de plus en plus de reprendre le contrôle de ma vie et ce, avec grand plaisir d'ailleurs! Je croirais PRESQUE avoir retrouvé ma vie d'avant... celle avant les problèmes importants de santé mentale, cette vie qui a suivie le décès de mes parents et qui a précédé la naissance de mes enfants. Cette vie où je fonctionnais somme toute assez bien en société malgré mes tendances bipolaires déjà présentes, cette vie où je ne manquais pas d'énergie, où relever des défis ne me faisait pas peur, où j'étais à l'affut des opportunités et ambitieuse... Bref, cette vie où j'étais capable de beaucoup et de laquelle j'attendais énormément également.
Je dois cependant utiliser le qualificatif "presque" car cette vie retrouvée n'est pas tout à fait la même que celle que j'ai connue. Le fait d'avoir vu le fond du baril change à tout jamais ma perspective de la vie. Le fait de devoir avaler un cocktail de médicament chaque jour pour fonctionner change également ma façon de concevoir mon quotidien. Le fait de me sentir beaucoup plus fragile que par le passé me met aussi sur mes gardes. Enfin, le fait d'avoir eu un diagnostic complexe et important quant à ma santé mentale change définitivement ma vision de moi-même...
Mais, même si je suis diagnostiquée, même si je suis médicamentée, même si je suis plus fragile maintenant, cela n'empêche en rien que je puisse reprendre le contrôle de mon destin pour en tirer le maximum! Et c'est ce que je fait en ce moment! J'en suis plutôt fière d'ailleurs...
Actuellement, je suis une mère comblée, une épouse heureuse, une étudiante assidue (et impliquée en plus), une amie privilégiée, et une professionnelle occupée. J'ai à peu près tout ce que je désire finalement. Bon, tout ça me demande bien des efforts de conciliation entre la vie de famille, le travail et les études. Mais j'ai un bon agenda! ;-)
Je regardais un peu mes textes publiés précédemment, et je me rends compte que j'ai fait bien du chemin cette dernière année. Tous mes efforts pour faire en sorte d'améliorer ma condition, tant au plan de ma santé mentale que physique, rapporte aujourd'hui. Je me sens mieux dans ma tête et même dans mon corps. Bon, ce n'est pas facile tous les jours, mais dans l'ensemble je suis plutôt contente de moi et de ce que j'ai accompli depuis quelques mois. Je pourrais même me risquer à vous avouer que je suis heureuse et en paix avec moi-même. Je ne crois pas encore en être rendue à accepter mon état, mais j'arrive à composer avec ses limites...
Et je poursuivrai cette publication en vous partageant ceci. J'ai retrouvé (enfin) cette sensation de plaisir lorsque je travaille sur mon doctorat et j'en suis toute remuée et émue encore... J'ose à peine y croire! Quel bonheur! Je suis retournée sur les bancs d'école en espérant fortement que cela se produirait, et voilà que ça s'est concrétisé... Et comme si la vie m'envoyait un message d'espoir supplémentaire, j'ai obtenu une bourse d'excellence pour l'année scolaire en cours. Franchement, je vous avoue être comblée professionnellement et il a longtemps que j'attendais que ça se produise. Et il n'en tient qu'à moi pour que ça continu... Suffit d'y mettre l'effort et d'y croire!!!
Enfin, je n'en serais pas là actuellement sans toutes les personnes qui ont, le plus souvent sans même sans rendre compte, eu une influence positive sur moi... Je pense d'abord, bien entendu, à mon conjoint qui est d'un support indéfectible et à mes enfants qui me comblent de bonheur chaque jour. Je pense également à ma gardienne adorée qui supporte notre famille, jour après jour, et me permet de concilier le travail, les études et la vie de famille. J'en dois également une à mon bon ami et collègue de travail qui me challenge et m'accompagne dans mon projet de doctorat. Je suis également entourée de plusieurs autre personnes qui me donnent l'envie de me dépasser, comme mon entraîneur (au gym) ou ma directrice de recherche par exemple. Puis il y a ceux qui sont fiers de moi, comme le sont mes beaux-parents, ma sœur ou mon cousin. Sans oublier les amis et les collègues qui me supportent, sans le savoir, simplement par leur présence significative dans ma vie.
Voilà donc le fruit de mes réflexions pour aujourd'hui. Merci d'avoir pris quelques minutes pour le lire. :-D
Je dois cependant utiliser le qualificatif "presque" car cette vie retrouvée n'est pas tout à fait la même que celle que j'ai connue. Le fait d'avoir vu le fond du baril change à tout jamais ma perspective de la vie. Le fait de devoir avaler un cocktail de médicament chaque jour pour fonctionner change également ma façon de concevoir mon quotidien. Le fait de me sentir beaucoup plus fragile que par le passé me met aussi sur mes gardes. Enfin, le fait d'avoir eu un diagnostic complexe et important quant à ma santé mentale change définitivement ma vision de moi-même...
Mais, même si je suis diagnostiquée, même si je suis médicamentée, même si je suis plus fragile maintenant, cela n'empêche en rien que je puisse reprendre le contrôle de mon destin pour en tirer le maximum! Et c'est ce que je fait en ce moment! J'en suis plutôt fière d'ailleurs...
Actuellement, je suis une mère comblée, une épouse heureuse, une étudiante assidue (et impliquée en plus), une amie privilégiée, et une professionnelle occupée. J'ai à peu près tout ce que je désire finalement. Bon, tout ça me demande bien des efforts de conciliation entre la vie de famille, le travail et les études. Mais j'ai un bon agenda! ;-)
Je regardais un peu mes textes publiés précédemment, et je me rends compte que j'ai fait bien du chemin cette dernière année. Tous mes efforts pour faire en sorte d'améliorer ma condition, tant au plan de ma santé mentale que physique, rapporte aujourd'hui. Je me sens mieux dans ma tête et même dans mon corps. Bon, ce n'est pas facile tous les jours, mais dans l'ensemble je suis plutôt contente de moi et de ce que j'ai accompli depuis quelques mois. Je pourrais même me risquer à vous avouer que je suis heureuse et en paix avec moi-même. Je ne crois pas encore en être rendue à accepter mon état, mais j'arrive à composer avec ses limites...
Et je poursuivrai cette publication en vous partageant ceci. J'ai retrouvé (enfin) cette sensation de plaisir lorsque je travaille sur mon doctorat et j'en suis toute remuée et émue encore... J'ose à peine y croire! Quel bonheur! Je suis retournée sur les bancs d'école en espérant fortement que cela se produirait, et voilà que ça s'est concrétisé... Et comme si la vie m'envoyait un message d'espoir supplémentaire, j'ai obtenu une bourse d'excellence pour l'année scolaire en cours. Franchement, je vous avoue être comblée professionnellement et il a longtemps que j'attendais que ça se produise. Et il n'en tient qu'à moi pour que ça continu... Suffit d'y mettre l'effort et d'y croire!!!
Enfin, je n'en serais pas là actuellement sans toutes les personnes qui ont, le plus souvent sans même sans rendre compte, eu une influence positive sur moi... Je pense d'abord, bien entendu, à mon conjoint qui est d'un support indéfectible et à mes enfants qui me comblent de bonheur chaque jour. Je pense également à ma gardienne adorée qui supporte notre famille, jour après jour, et me permet de concilier le travail, les études et la vie de famille. J'en dois également une à mon bon ami et collègue de travail qui me challenge et m'accompagne dans mon projet de doctorat. Je suis également entourée de plusieurs autre personnes qui me donnent l'envie de me dépasser, comme mon entraîneur (au gym) ou ma directrice de recherche par exemple. Puis il y a ceux qui sont fiers de moi, comme le sont mes beaux-parents, ma sœur ou mon cousin. Sans oublier les amis et les collègues qui me supportent, sans le savoir, simplement par leur présence significative dans ma vie.
Voilà donc le fruit de mes réflexions pour aujourd'hui. Merci d'avoir pris quelques minutes pour le lire. :-D
dimanche 20 octobre 2013
Happy birthday to... me!!!
C'est presque mon anniversaire. Mon 38e anniversaire en fait. Mais, dans ma tête, je me sens encore une adolescente... Je n'ai pas envie de vieillir, devenir une "matante", être plate et penser à ma retraite plutôt que de profiter de la vie. C'est peut-être cliché, mais c'est comme ça dans ma tête. J'ai une vision du futur tout de même, mais j'aime bien me garder un peu de suspense et surtout me laisser des portes ouvertes à je ne sais quelle opportunité qui pourrait me tomber dessus. Je pense aussi que d'avoir eu une enfance difficile et une adolescence bousillée par la maladie, et la violence de mes parents à mon égard, me donne envie de vivre en quelque sorte mon trip d'adolescente à mon âge actuel. Bon, il y a des limites tout de même, car je suis mère de famille. Mais, à ma façon, je me fais plaisir en allant au cinéma, seule ou avec une amie, en allant souper avec des copains, en sortant ou en voyageant avec les enfants tout en me laissant porter par leur oisiveté... bref rien d'exceptionnel mais, pour moi, cela me fait sentir libre, ce que je n'ai pas été à l'adolescence et même au début de mon âge adulte. En fait, ce que je veux, ce n'est pas tant faire la vie d'une adolescente, mais plutôt en avoir les bons côtés, comme ce besoin de s'affirmer, de s'envoler de ses propres ailes, de se sentir de plus en plus libre de choisir de son propre destin. Le mot-clé en fait est liberté... Je tient à cette liberté chèrement obtenue car elle fut acquise de manière tragique, soit par la mort de mes parents. Je suis d'ailleurs encore déchirée entre la tristesse que l'enfant orphelin éprouve et le sentiment d'avoir gagné en liberté. Et j'ai parfois l'impression que je commence à peine à en profiter de cette liberté car tous les problèmes de santé mentale que j'ai développés suite à mon enfance ne m'ont pas permis d'en profiter lorsque la vie me le permettait... De plus, je me suis sentie, et me sens encore, coupable de m'être libérée par la la mort de mes parents. J'ai d'ailleurs souvent discuté de cela en psychothérapie et on me suggérait fortement de mettre de côté cette culpabilité, car, je n'ai jamais souhaité leur mort tout de même...
Ouf, je ne pensais pas que ce texte prendrait cette tendance ce soir... je ne reviens pas souvent sur la mort de mes parents... c'est trop souffrant et tellement difficile à accepter encore aujourd'hui. D'autant plus que je les aime mais que je leur en veux profondément de m'avoir traité comme ils l'ont fait toutes ces années... Ils m'ont bafouée, battue, humiliée, menacée, et j'en passe, pour ensuite me faire croire que c'était comme ça qu'on aimait un enfant. Je peux vous assurer d'une chose, c'est que mes propres filles je les adore et JAMAIS je ne les humilie, baffoue, menace ou bat de quelque façon que ce soit, et ce sont des enfants tellement épanouies et heureuses... tout le contraire de ce que j'étais à leur âge. Je peux comprendre que la vie de merde de mes parents les rendait malheureux et dépressifs, mais était-il nécessaire de s'acharner sur moi comme sur un punching bag?! Jamais ils ne sauront à quel point leurs comportements auront eu d'effets pervers sur ma santé mentale à long terme... jamais... et je resterai toujours avec cette ambiguïté interne: aimer ses parents tout en leur en voulant éperdument.
Tout un cadeau de fête! Je me replonge dans mes frustrations profondes et je vous en fait part... sans aucune censure en plus... mais n'est-ce pas là le but de mon blog faire des confidences!
Enfin, pour mon anniversaire, je me souhaite la paix intérieure, que j'accepte ce besoin de liberté et que je profite de la vie avec mes enfants et mon conjoint. Je me souhaite également que mes problèmes de santé mentale demeure stable, comme en ce moment, et que je sois en mesure de mener à bien les projets de vie que je poursuis depuis quelques mois, comme l'acquisition d'une meilleure hygiène de vie par l'exercice ou la complétion de mon doctorat.
Et, merci de prendre le temps de me lire même si j'écris beaucoup moins souvent... C'est bien de savoir que quelqu'un, quelque part, prends du temps pour prendre de mes nouvelles... merci...
Ouf, je ne pensais pas que ce texte prendrait cette tendance ce soir... je ne reviens pas souvent sur la mort de mes parents... c'est trop souffrant et tellement difficile à accepter encore aujourd'hui. D'autant plus que je les aime mais que je leur en veux profondément de m'avoir traité comme ils l'ont fait toutes ces années... Ils m'ont bafouée, battue, humiliée, menacée, et j'en passe, pour ensuite me faire croire que c'était comme ça qu'on aimait un enfant. Je peux vous assurer d'une chose, c'est que mes propres filles je les adore et JAMAIS je ne les humilie, baffoue, menace ou bat de quelque façon que ce soit, et ce sont des enfants tellement épanouies et heureuses... tout le contraire de ce que j'étais à leur âge. Je peux comprendre que la vie de merde de mes parents les rendait malheureux et dépressifs, mais était-il nécessaire de s'acharner sur moi comme sur un punching bag?! Jamais ils ne sauront à quel point leurs comportements auront eu d'effets pervers sur ma santé mentale à long terme... jamais... et je resterai toujours avec cette ambiguïté interne: aimer ses parents tout en leur en voulant éperdument.
Tout un cadeau de fête! Je me replonge dans mes frustrations profondes et je vous en fait part... sans aucune censure en plus... mais n'est-ce pas là le but de mon blog faire des confidences!
Enfin, pour mon anniversaire, je me souhaite la paix intérieure, que j'accepte ce besoin de liberté et que je profite de la vie avec mes enfants et mon conjoint. Je me souhaite également que mes problèmes de santé mentale demeure stable, comme en ce moment, et que je sois en mesure de mener à bien les projets de vie que je poursuis depuis quelques mois, comme l'acquisition d'une meilleure hygiène de vie par l'exercice ou la complétion de mon doctorat.
Et, merci de prendre le temps de me lire même si j'écris beaucoup moins souvent... C'est bien de savoir que quelqu'un, quelque part, prends du temps pour prendre de mes nouvelles... merci...
jeudi 10 octobre 2013
Je persévère...
Je ne lâche pas le morceau et je persévère: je veux reprendre ma vie en main et je crois être dans la bonne voie même si certains jours sont plus difficiles que d'autres.
Voilà maintenant 4 mois que je m'entraîne trois fois par semaine au gym. Comme je n'arrive pas encore à avoir un bon contrôle sur mes troubles alimentaires, il en résulte que je maintien mon poids sans perdre les kilos en trop. Cependant, je suis en forme comme il a très longtemps que je ne l'ai pas été. Et ça, c'est déjà une belle victoire!
Professionnellement, disons que petit train va loin. Je ne fais pas de zèle, mais je ne procrastine pas trop non plus. Je prépare mes cours, j'avance mes travaux de doctorat, je m'implique à titre d'étudiante à diverses tâches et j'en retire de la satisfaction.
Personnellement, tout ce passe presque trop bien! Mes enfants se portent à merveille. Mon conjoint, bien qu'il travaille beaucoup, est présent pour moi lorsque j'en ai besoin.
Bref, mes journées sont passablement occupées et je ne passe plus de journée au lit à déprimer depuis quelques semaines. Les crises de panique se font plus rare également.
Tout ça pour dire que je vais bien et que je persévère dans mes efforts pour faire en sorte de mener une existence la plus "normale" possible malgré les problèmes de santé mentale. Car, même si je me porte bien, il demeure que je mène un combat chaque jour contre mes démons intérieurs (qui sont essentiellement ma personnalité limite, mon trouble d'anxiété et, bien sûr, mon tempérament bipolaire). Je dois continuellement composer avec ces derniers qui ne font que s'estomper par moment, sans jamais vraiment disparaître, ne serait-ce que l'espace d'une journée. Sincèrement, j'en ai parfois plus qu'assez d'avoir à vivre avec mes troubles de santé mentale... Je voudrais tant qu'il en soit autrement et que la médication me "guérisse". Mais, cette médication, elle n'est qu'une béquille pour m'aider à avancer... sans plus. Je dois "travailler" fort pour faire en sorte d'avancer et de ne pas me laisser glisser... Oui, travailler fort afin de mener une existence satisfaisante et surtout la plus normale possible.
Pour terminer ce texte, ma foi, plutôt décousu, je vous dirai que la vie n'est pas parfaite, mais de toute façon, l'est-elle vraiment pour quelqu'un? J'en doute. Alors, j'ai décidé de me contenter de ce que j'ai, de ce que je suis, tout en saisissant les opportunités que la vie m'apporte. Je ne serai peut-être plus jamais celle que j'ai été il y a quelques années, avant les épisodes importants de maladie mentale, mais j'ai à tout le moins la possibilité d'être et de devenir celle que je veux être, limitée mais fonctionnelle, pour le reste de ma vie. Et je crois bien être dans la bonne direction actuellement.
Voilà maintenant 4 mois que je m'entraîne trois fois par semaine au gym. Comme je n'arrive pas encore à avoir un bon contrôle sur mes troubles alimentaires, il en résulte que je maintien mon poids sans perdre les kilos en trop. Cependant, je suis en forme comme il a très longtemps que je ne l'ai pas été. Et ça, c'est déjà une belle victoire!
Professionnellement, disons que petit train va loin. Je ne fais pas de zèle, mais je ne procrastine pas trop non plus. Je prépare mes cours, j'avance mes travaux de doctorat, je m'implique à titre d'étudiante à diverses tâches et j'en retire de la satisfaction.
Personnellement, tout ce passe presque trop bien! Mes enfants se portent à merveille. Mon conjoint, bien qu'il travaille beaucoup, est présent pour moi lorsque j'en ai besoin.
Bref, mes journées sont passablement occupées et je ne passe plus de journée au lit à déprimer depuis quelques semaines. Les crises de panique se font plus rare également.
Tout ça pour dire que je vais bien et que je persévère dans mes efforts pour faire en sorte de mener une existence la plus "normale" possible malgré les problèmes de santé mentale. Car, même si je me porte bien, il demeure que je mène un combat chaque jour contre mes démons intérieurs (qui sont essentiellement ma personnalité limite, mon trouble d'anxiété et, bien sûr, mon tempérament bipolaire). Je dois continuellement composer avec ces derniers qui ne font que s'estomper par moment, sans jamais vraiment disparaître, ne serait-ce que l'espace d'une journée. Sincèrement, j'en ai parfois plus qu'assez d'avoir à vivre avec mes troubles de santé mentale... Je voudrais tant qu'il en soit autrement et que la médication me "guérisse". Mais, cette médication, elle n'est qu'une béquille pour m'aider à avancer... sans plus. Je dois "travailler" fort pour faire en sorte d'avancer et de ne pas me laisser glisser... Oui, travailler fort afin de mener une existence satisfaisante et surtout la plus normale possible.
Pour terminer ce texte, ma foi, plutôt décousu, je vous dirai que la vie n'est pas parfaite, mais de toute façon, l'est-elle vraiment pour quelqu'un? J'en doute. Alors, j'ai décidé de me contenter de ce que j'ai, de ce que je suis, tout en saisissant les opportunités que la vie m'apporte. Je ne serai peut-être plus jamais celle que j'ai été il y a quelques années, avant les épisodes importants de maladie mentale, mais j'ai à tout le moins la possibilité d'être et de devenir celle que je veux être, limitée mais fonctionnelle, pour le reste de ma vie. Et je crois bien être dans la bonne direction actuellement.
lundi 23 septembre 2013
Déjà mieux!
Si vous avez lu ma publication précédente, je vous ai sûrement un peu miné le moral. Et bien moi, ça m'a plutôt botté les fesses! J'ai de bien meilleures journées depuis!
Je crois que de réfléchir "tout haut" sur ce blogue m'a fait prendre conscience que je devrais regarder le verre à moitié plein et non à moitié vide... je m'explique. La semaine prochaine, je rencontre mon psychiatre, que je n'ai pas vu depuis mai dernier, donc depuis 5 mois, et je me demandais ce que j'allais lui raconter lorsqu'il me demandera comment les choses ont évolué depuis notre dernière séance. Tout compte fait, j'ai beaucoup d'éléments positifs qui se sont ajoutés à ma vie depuis, et je crois que mon psychiatre sera plutôt content de mes réalisations. En fait, si je regarde ma vie d'il y a 5 mois avec ce que j'en ai fait depuis, j'ai franchement amélioré mon sort, tant du point de vue de ma vie personnelle que professionnelle.
Oui, quand je fais le bilan, il est dès plus positif. Alors pourquoi ne pourrais-je pas m'en satisfaire? Pourquoi ne pourrais-je pas m'en féliciter? J'ai malheureusement tendance à être une grande insatisfaite de moi-même... je suis d'une grande exigence et, parfois, je suis même intransigeante envers ma personne. Alors, cette fois-ci, je tenterai plutôt de regarder le verre à moitié plein comme je le mentionnais plus tôt!
Depuis les 5 derniers mois, j'ai débuté un plan de remise en forme et me rendant au gym 3 fois par semaine, et ce malgré le fait que mon surpoids est un obstacle considérable à l'exécution des exercices (j'ai perdu plus de 20 livres). J'ai fait un beau voyage en famille à Disney World, et tout s'est parfaitement déroulé (je n'ai pas craqué à un moment ou un autre). J'ai recommencé les études de niveau doctoral. J'ai continué à enseigner à l'université. Je me suis impliquée dans différents comités étudiants. J'ai aidé un collègue à terminer sa maîtrise. Et j'ai continué à être une bonne mère et une bonne épouse pendant tout ce temps. Alors, lorsqu'il me demandera si la nouvelle médication qui m'a redonné de l'énergie m'a permise de sortir du lit pour vivre ma vie (comme je lui avais presque promis après m'avoir fourni la prescription en mai dernier) et bien je pourrai répondre que oui, je suis sortie du lit et je tente de remettre de l'ordre dans ma vie afin qu'elle se rapproche de ce qu'on s'attend d'une personne "normale".
Enfin, depuis ces 5 derniers mois, j'ai repris le contrôle sur mon destin, grâce à l'énergie que me procure la nouvelle médication, mais aussi grâce à cette résilience dont je suis animée depuis toujours et qui me permet de m'accrocher à la vie malgré les obstacles du passés et les problèmes de santé mentale qu'ils m'ont occasionnés. Je ne lâche pas... Je ne me décourage pas. Et même si certaines journées sont plus sombres que d'autres, et bien je me dis que vient toujours le soleil après la pluie, n'est-ce pas?!
Je crois que de réfléchir "tout haut" sur ce blogue m'a fait prendre conscience que je devrais regarder le verre à moitié plein et non à moitié vide... je m'explique. La semaine prochaine, je rencontre mon psychiatre, que je n'ai pas vu depuis mai dernier, donc depuis 5 mois, et je me demandais ce que j'allais lui raconter lorsqu'il me demandera comment les choses ont évolué depuis notre dernière séance. Tout compte fait, j'ai beaucoup d'éléments positifs qui se sont ajoutés à ma vie depuis, et je crois que mon psychiatre sera plutôt content de mes réalisations. En fait, si je regarde ma vie d'il y a 5 mois avec ce que j'en ai fait depuis, j'ai franchement amélioré mon sort, tant du point de vue de ma vie personnelle que professionnelle.
Oui, quand je fais le bilan, il est dès plus positif. Alors pourquoi ne pourrais-je pas m'en satisfaire? Pourquoi ne pourrais-je pas m'en féliciter? J'ai malheureusement tendance à être une grande insatisfaite de moi-même... je suis d'une grande exigence et, parfois, je suis même intransigeante envers ma personne. Alors, cette fois-ci, je tenterai plutôt de regarder le verre à moitié plein comme je le mentionnais plus tôt!
Depuis les 5 derniers mois, j'ai débuté un plan de remise en forme et me rendant au gym 3 fois par semaine, et ce malgré le fait que mon surpoids est un obstacle considérable à l'exécution des exercices (j'ai perdu plus de 20 livres). J'ai fait un beau voyage en famille à Disney World, et tout s'est parfaitement déroulé (je n'ai pas craqué à un moment ou un autre). J'ai recommencé les études de niveau doctoral. J'ai continué à enseigner à l'université. Je me suis impliquée dans différents comités étudiants. J'ai aidé un collègue à terminer sa maîtrise. Et j'ai continué à être une bonne mère et une bonne épouse pendant tout ce temps. Alors, lorsqu'il me demandera si la nouvelle médication qui m'a redonné de l'énergie m'a permise de sortir du lit pour vivre ma vie (comme je lui avais presque promis après m'avoir fourni la prescription en mai dernier) et bien je pourrai répondre que oui, je suis sortie du lit et je tente de remettre de l'ordre dans ma vie afin qu'elle se rapproche de ce qu'on s'attend d'une personne "normale".
Enfin, depuis ces 5 derniers mois, j'ai repris le contrôle sur mon destin, grâce à l'énergie que me procure la nouvelle médication, mais aussi grâce à cette résilience dont je suis animée depuis toujours et qui me permet de m'accrocher à la vie malgré les obstacles du passés et les problèmes de santé mentale qu'ils m'ont occasionnés. Je ne lâche pas... Je ne me décourage pas. Et même si certaines journées sont plus sombres que d'autres, et bien je me dis que vient toujours le soleil après la pluie, n'est-ce pas?!
samedi 21 septembre 2013
J'ai eu de meilleurs jours...
J'écris très peu sur mon blog depuis quelques temps... c'est que je n'ose pas avouer l'inavouable. Je ne vais pas vraiment bien dans ma tête depuis le milieu de l'été et ça ne cesse d'empirer. Je croyais que c'était le stress, la pression ou encore simplement une mauvais passe, mais je dois me rendre à l'évidence, les choses ne s'arrangeront pas toute seule, comme par magie.
Le problème, c'est qu'il n'y en a pas de problème!!! Ma vie, lorsqu'on la regarde de l'extérieur, est parfaite actuellement. Je suis plus en forme physiquement grâce à mon entraînement régulier au gym des derniers mois. J'ai recommencé les études doctorales et le tout est satisfaisant jusque-là. J'enseigne un cours que j'aime à l'université. Mes enfants vont bien et tout se passe tout aussi bien à l'école pour eux. Mon conjoint est là pour moi. J'ai des amis sur qui je peux compter. Bref, de quoi puis-je me plaindre??????????
Et bien, dans ma tête, ça ne concorde pas avec la description que je viens de vous faire de ma vie. Je fais beaucoup d'anxiété et je me suis tapée une crise de panique mémorable il y a 3 jours. J'obsède un peu trop et, parfois, je me revérifie 5 fois lorsque j'accomplis une tâche. Je n'éprouve plus de plaisir à faire les activités qui me procuraient du bien-être auparavant, et même que je ne fais plus ces activités (comme aller au cinéma par exemple). J'anticipe beaucoup trop et je stress pour des riens. Je remets en question la pertinence de ma médication et la validité des mes diagnostics.
Mais, je garde la tête hors de l'eau même si je me sens de plus en plus à bout de souffle, et j'évite de faire du sabotage car j'ai travaillé fort afin de remettre ma vie sur la bonne voie, ce n'est pas le temps de tout foutre en l'air!
Je viens justement d'expliquer tout cela à mon conjoint... Il me dit que, heureusement, je revois le psychiatre la semaine prochaine (ce qui me parait trop loin malgré tout) et que nous devrons envisager modifier ma médication. Ma réponse: NON, PAS ENCORE! Ça a pris 2 ans avant d'en arriver à cette recette, alors je n'ai pas envie du tout de recommencer à me taper l'expérimentation de nouveaux médicaments! Bordel! J'ai quelques jours pour me faire à l'idée tout au moins... Et je ne peux pas rester comme ça non plus. Mon conjoint m'a également rappelé qu'une problématique de santé mentale ce n'est pas ce qu'il y a de plus stable, alors il est normal de devoir modifier de temps en temps la médication... cette idée me calme un peu...
Finalement, il n'en tient qu'à moi de continuer ce que je fais actuellement: je prends sur moi et j'attends ma rencontre avec le psychiatre... D'ici-là, je me concentre sur le positif et je contemple ma vie afin de me convaincre qu'elle a tout pour me rendre heureuse... et je m'accroche plus fort encore! J'ai été une femme résiliente et, encore une fois, je surmonterai cet obstacle, avec de l'aide soit, mais je le surmonterai tout de même!
Le problème, c'est qu'il n'y en a pas de problème!!! Ma vie, lorsqu'on la regarde de l'extérieur, est parfaite actuellement. Je suis plus en forme physiquement grâce à mon entraînement régulier au gym des derniers mois. J'ai recommencé les études doctorales et le tout est satisfaisant jusque-là. J'enseigne un cours que j'aime à l'université. Mes enfants vont bien et tout se passe tout aussi bien à l'école pour eux. Mon conjoint est là pour moi. J'ai des amis sur qui je peux compter. Bref, de quoi puis-je me plaindre??????????
Et bien, dans ma tête, ça ne concorde pas avec la description que je viens de vous faire de ma vie. Je fais beaucoup d'anxiété et je me suis tapée une crise de panique mémorable il y a 3 jours. J'obsède un peu trop et, parfois, je me revérifie 5 fois lorsque j'accomplis une tâche. Je n'éprouve plus de plaisir à faire les activités qui me procuraient du bien-être auparavant, et même que je ne fais plus ces activités (comme aller au cinéma par exemple). J'anticipe beaucoup trop et je stress pour des riens. Je remets en question la pertinence de ma médication et la validité des mes diagnostics.
Mais, je garde la tête hors de l'eau même si je me sens de plus en plus à bout de souffle, et j'évite de faire du sabotage car j'ai travaillé fort afin de remettre ma vie sur la bonne voie, ce n'est pas le temps de tout foutre en l'air!
Je viens justement d'expliquer tout cela à mon conjoint... Il me dit que, heureusement, je revois le psychiatre la semaine prochaine (ce qui me parait trop loin malgré tout) et que nous devrons envisager modifier ma médication. Ma réponse: NON, PAS ENCORE! Ça a pris 2 ans avant d'en arriver à cette recette, alors je n'ai pas envie du tout de recommencer à me taper l'expérimentation de nouveaux médicaments! Bordel! J'ai quelques jours pour me faire à l'idée tout au moins... Et je ne peux pas rester comme ça non plus. Mon conjoint m'a également rappelé qu'une problématique de santé mentale ce n'est pas ce qu'il y a de plus stable, alors il est normal de devoir modifier de temps en temps la médication... cette idée me calme un peu...
Finalement, il n'en tient qu'à moi de continuer ce que je fais actuellement: je prends sur moi et j'attends ma rencontre avec le psychiatre... D'ici-là, je me concentre sur le positif et je contemple ma vie afin de me convaincre qu'elle a tout pour me rendre heureuse... et je m'accroche plus fort encore! J'ai été une femme résiliente et, encore une fois, je surmonterai cet obstacle, avec de l'aide soit, mais je le surmonterai tout de même!
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