Voilà maintenant deux semaines que j'étale mes états d'âmes sur mon blog. Ma principale crainte était de regretter cette transparence, mais ce n'est pas le cas. J'assume mes propos et même que je prends vraiment plaisir à écrire chaque jour une nouvelle réflexion ayant comme trame de fond la maladie mentale.
Cette démarche est extrêmement libératrice, comme si je dénonçais le fait que mon passé ne m'a pas laissé sans cicatrice, bien au contraire. Et ce n'est pas que je veuille me plaindre. D'ailleurs, ma réalité actuelle est loin d'être à plaindre je vous en assure. Ce que je veux, c'est étaler au grand jour la réalité vécue par une personne quelconque, au prise avec des problèmes de santé mentale. Si cela peut faire tomber des tabous, tant mieux. Si cela peut ouvrir des yeux, très bien. Moi j'aurai obtenu ce que je recherchais d'abord et avant tout: un bienfait thérapeutique lié à l'écriture. Et si des gens apprennent à mieux me connaître à travers ce blog, et bien je n'y vois pas d'objection.
Je veux dire merci à ceux qui, au cours des deux dernières semaines, ont pris le temps de lire des textes publiés sur mon blog. Savoir que des gens puissent s'intéresser à mes écrits me touche énormément...
mercredi 8 août 2012
L'amitié et la peur du rejet
Pas facile pour moi d'entretenir une relation d'amitié. J'ai tellement peur du rejet ou d'être abandonnée que je préfère souvent me retirer moi-même avant que les autres le fassent. Pas surprenant que ça me demande un effort considérable pour simplement appeler un ami, alors je le fais rarement. Et si je le dérangeais? Et s'il me trouvait ennuyante? Et s'il ne savait pas comment me faire comprendre qu'il veut que je sorte de sa vie? Et s'il était mon ami par pitié? Je me pose toutes ces questions également lorsque je participe à une rencontre amicale, ce qui ne favorise pas non plus la création de liens véritables...
Et oui, j'ai peur du rejet à ce point! Ça me paralyse... J'aurais besoin qu'on me rassure, qu'on me dise qu'on m'aime pour ce que je suis. Mais ce ne sont pas des choses qu'on exprime, ce sont des choses qu'on devrait ressentir. Dans mon cas, je ne fais pas suffisamment confiance à mon ressenti et ça me rends très malheureuse. D'autant plus que mes amis ont pris la place de ma famille dans ma vie. En fait, j'ai un cousin que je considère comme un ami et un frère que je voisine, mais pour ce qui des autres membres véritables de ma famille, les rencontres se font très rares pour différentes raisons que je n'énumèrerai pas ici, mais qui ne sont pas étrangères au fait que je suis orpheline. C'est totalement incohérent en fait: je chéris mes amis qui sont peu nombreux, pourtant je suis incapable de bien entretenir ces liens d'amitié à cause de mes peurs déraisonnables et incontrôlables.
Je n'ai toujours pas trouvé de solution à cette difficulté personnelle mais j'y travaille... ce qui m'oblige aussi à travailler sur mon estime personnelle car, oui, j'ai très peur du rejet, mais j'ai également peur de ne pas être intéressante, d'être insignifiante, d'être trop envahissante, de n'être pas suffisamment amusante, etc. Toutes ces pensées négatives m'envahissent malgré moi et prennent presque tout la place. Alors, vous comprendrez que j'ai de la difficulté à me laisser aller à avoir du plaisir entre amis, quoique j'y arrive de plus en plus, heureusement.
En fait, je travaille sur ce problème lié à mon trouble de personnalité limite depuis déjà plus d'un an et je m'améliore car maintenant j'arrive à maintenir des contacts via les courriels et Facebook. Vous n'avez pas idée combien un "j'aime" ou un message me fait plaisir! Cela illumine toute ma journée! Une personne a pensé à moi...
Et oui, j'ai peur du rejet à ce point! Ça me paralyse... J'aurais besoin qu'on me rassure, qu'on me dise qu'on m'aime pour ce que je suis. Mais ce ne sont pas des choses qu'on exprime, ce sont des choses qu'on devrait ressentir. Dans mon cas, je ne fais pas suffisamment confiance à mon ressenti et ça me rends très malheureuse. D'autant plus que mes amis ont pris la place de ma famille dans ma vie. En fait, j'ai un cousin que je considère comme un ami et un frère que je voisine, mais pour ce qui des autres membres véritables de ma famille, les rencontres se font très rares pour différentes raisons que je n'énumèrerai pas ici, mais qui ne sont pas étrangères au fait que je suis orpheline. C'est totalement incohérent en fait: je chéris mes amis qui sont peu nombreux, pourtant je suis incapable de bien entretenir ces liens d'amitié à cause de mes peurs déraisonnables et incontrôlables.
Je n'ai toujours pas trouvé de solution à cette difficulté personnelle mais j'y travaille... ce qui m'oblige aussi à travailler sur mon estime personnelle car, oui, j'ai très peur du rejet, mais j'ai également peur de ne pas être intéressante, d'être insignifiante, d'être trop envahissante, de n'être pas suffisamment amusante, etc. Toutes ces pensées négatives m'envahissent malgré moi et prennent presque tout la place. Alors, vous comprendrez que j'ai de la difficulté à me laisser aller à avoir du plaisir entre amis, quoique j'y arrive de plus en plus, heureusement.
En fait, je travaille sur ce problème lié à mon trouble de personnalité limite depuis déjà plus d'un an et je m'améliore car maintenant j'arrive à maintenir des contacts via les courriels et Facebook. Vous n'avez pas idée combien un "j'aime" ou un message me fait plaisir! Cela illumine toute ma journée! Une personne a pensé à moi...
mardi 7 août 2012
Le verre à moitié plein!
J'ai passé une très bonne journée. Cela me fait vraiment beaucoup de bien car les derniers temps avaient été plutôt difficiles. Mon blog y est pour quelque chose... L'écriture, c'est vraiment un médium thérapeutique. J'ai l'impression de remettre de plus en plus de l'ordre dans mes idées et dans mes émotions. Et, en prime, j'ai des lecteurs, qui ne me font pas de commentaire (ou me poser des question), mais bon ;-)
C'est cliché mais, ce soir, je me permets de regarder le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Je me rends compte combien je suis privilégiée d'avoir un époux aimant et des enfants heureux et en santé. La vie a été dure avec moi par le passé, mais le présent me gâte, même si je dois négocier avec des problèmes de santé mentale.
Bref, je suis arrivée aujourd'hui à mettre de côté mes peurs, mes doutes, mes inquiétudes, mes tourments (en réalité, pas totalement, mais presque!) pour simplement profiter de la vie. Alors ce soir, pas de grande réflexion philosophique, pas de retour en arrière, pas de questions sur mon avenir. Je veux simplement contempler le doux moment présent...
C'est cliché mais, ce soir, je me permets de regarder le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Je me rends compte combien je suis privilégiée d'avoir un époux aimant et des enfants heureux et en santé. La vie a été dure avec moi par le passé, mais le présent me gâte, même si je dois négocier avec des problèmes de santé mentale.
Bref, je suis arrivée aujourd'hui à mettre de côté mes peurs, mes doutes, mes inquiétudes, mes tourments (en réalité, pas totalement, mais presque!) pour simplement profiter de la vie. Alors ce soir, pas de grande réflexion philosophique, pas de retour en arrière, pas de questions sur mon avenir. Je veux simplement contempler le doux moment présent...
lundi 6 août 2012
Être un bon parent
Pour ceux qui se demandent comment s'est passé mon rendez-vous chez le psychiatre, je répondrai très bien. J'ai toujours peur qu'on ne me comprenne pas et, par le fait même, qu'on ne s'occupe pas bien de moi. Mais ce fut tout le contraire. On m'a écoutée, comprise et aidée. Vous n'en saurez pas davantage ;-)
Cette peur qu'on ne prenne pas bien soin de moi remonte à mon enfance. Ai-je besoin de vous expliquer pourquoi... Mes parents étaient ceux qui avaient besoin de soin et j'étais leur "poteau" de vieillesse qui devait s'enquérir de cette tâche (alors qu'un enfant a besoin de l'inverse bien entendu). Je me suis occupé d'eux jusqu'à leur mort du mieux que je le pouvais. Je n'ai pas de problème de conscience, j'ai été là du début à la fin. Je n'ai pas de remord mais ma santé mentale en a été grandement affectée.
Aujourd'hui, avec mes enfants, je fais en sorte de ne pas reproduire les "patterns" négatifs de mon enfance. Ils sont élevés totalement différemment de ce que j'ai connu. Aucun sévisse corporel, AUCUN! Pas de culpabilité envers leur parents, pas d'inquiétude lié à la nourriture, pas d'inquiétude lié à la séparation possible des parents, non pas de cela dans ma maison!!! Pas de dénigrement, pas de méchanceté, pas d'humiliation, pas de menace non plus. Je les aime et ils m'aiment en retour Je les respecte, et ils me respectent d'emblée. Je suis juste, patiente et douce avec eux et mes enfants sont épanouis. Voilà!
Contrairement à mes parents, jamais je ne ferai en sorte que mes enfants se sentent coupable d'être venu au monde. Jamais je ne leur dirai qu'ils vont me faire mourir d'une crise cardiaque parce qu'ils n’obtempèrent pas à mes demandes. Jamais je ne leur demanderai de tout sacrifier pour moi.
J'ai mis au monde deux enfants... pour les aimer...
Cette peur qu'on ne prenne pas bien soin de moi remonte à mon enfance. Ai-je besoin de vous expliquer pourquoi... Mes parents étaient ceux qui avaient besoin de soin et j'étais leur "poteau" de vieillesse qui devait s'enquérir de cette tâche (alors qu'un enfant a besoin de l'inverse bien entendu). Je me suis occupé d'eux jusqu'à leur mort du mieux que je le pouvais. Je n'ai pas de problème de conscience, j'ai été là du début à la fin. Je n'ai pas de remord mais ma santé mentale en a été grandement affectée.
Aujourd'hui, avec mes enfants, je fais en sorte de ne pas reproduire les "patterns" négatifs de mon enfance. Ils sont élevés totalement différemment de ce que j'ai connu. Aucun sévisse corporel, AUCUN! Pas de culpabilité envers leur parents, pas d'inquiétude lié à la nourriture, pas d'inquiétude lié à la séparation possible des parents, non pas de cela dans ma maison!!! Pas de dénigrement, pas de méchanceté, pas d'humiliation, pas de menace non plus. Je les aime et ils m'aiment en retour Je les respecte, et ils me respectent d'emblée. Je suis juste, patiente et douce avec eux et mes enfants sont épanouis. Voilà!
Contrairement à mes parents, jamais je ne ferai en sorte que mes enfants se sentent coupable d'être venu au monde. Jamais je ne leur dirai qu'ils vont me faire mourir d'une crise cardiaque parce qu'ils n’obtempèrent pas à mes demandes. Jamais je ne leur demanderai de tout sacrifier pour moi.
J'ai mis au monde deux enfants... pour les aimer...
dimanche 5 août 2012
Pas toujours facile d'être positive
Depuis que j'écris sur ce blog, j'essaie, tant bien que mal, d'être positive à travers mes réflexions. Mais il y a des journées comme aujourd'hui où, sans raison précise, je vois tout en noir. Je me décourage... Toutes mes bonnes intentions disparaissent et je n'ai qu'une envie, m'isoler loin de ceux que j'aime pour ne pas trop les affecter...
Depuis plusieurs semaines que ça dure. Demain je rencontre LE psychiatre et j'espère qu'on pourra trouver des solutions ensemble pour que je me sente mieux, moins fatiguée et dépassée par un rien. Je spécifie "ensemble" car le médecin n'a pas toutes les réponses, loin de là, sinon je n'aurais plus à le voir. Je sens qu'il essaie de me supporter du mieux qu'il peut. La psychiatrie c'est un univers complexe où on essaie de vous aider de deux façons: en vous apprenant à envisager la vie autrement (le plus souvent en thérapie) et en vous médicamentant. C'est probablement sur ce second point qu'on se penchera demain, encore une fois.
Je dois vous dire que de m'être retrouvée dans l'obligation de consulter en psychiatrie, la psychologie étant devenue insuffisante, ce fut très, vraiment très dur sur mon égo et ce l'est encore. Comment se fait-il que je n'ai pas réussi à me "soigner" toute seule, à passer par-dessus mes années de misère pour profiter de la vie qui me gâte tant aujourd’hui? On m'a expliqué que le passé nous rattrape toujours... et bien dans mon cas ça a "fessé fort" il y a deux ans! Bon, même avant j'éprouvais des problèmes de santé mentale. Quand ma mère est morte, j'avais 20 ans, je me suis tapée tout une dépression et j'ai développé plusieurs troubles obsessionnels-compulsifs. Mais, à l'époque, j'avais réussi à m'en sortir seule et sans médication. Même chose lors du décès de mon père lorsque j'avais 27 ans... c'est alors que j'ai commencé à consulter en psychothérapie. Mais après deux grossesses et deux ans d'allaitement en 4 ans, j'ai totalement perdu le contrôle de moi. Ce n'était plus qu'une simple dépression... Après avoir rencontré psychiatres et thérapeutes, on m'a diagnostiqué: j'étais une personne bipolaire (de type 2 = grosse dépression et périodes maniaques moyennes) et borderline (personnalité limite). Mon conjoint et moi avons alors compris bien des choses... même que nous avions déjà suspecté ces diagnostics après plusieurs recherchent sur internet.
Question de terminer sur une note positive ;-) je me dis qu'au moins j'ai de l'aide de toute part et un conjoint hyper-compréhensif. De plus, nous avons de l'aide à la maison (une gardienne merveilleuse et presque indispensable). Tout cela me permet de garder espoir en cette vie qui me réserve encore bien du bonheur, j'en suis certaine... je n'ai qu'à regarder mes deux enfants pour m'en convaincre!!!
Depuis plusieurs semaines que ça dure. Demain je rencontre LE psychiatre et j'espère qu'on pourra trouver des solutions ensemble pour que je me sente mieux, moins fatiguée et dépassée par un rien. Je spécifie "ensemble" car le médecin n'a pas toutes les réponses, loin de là, sinon je n'aurais plus à le voir. Je sens qu'il essaie de me supporter du mieux qu'il peut. La psychiatrie c'est un univers complexe où on essaie de vous aider de deux façons: en vous apprenant à envisager la vie autrement (le plus souvent en thérapie) et en vous médicamentant. C'est probablement sur ce second point qu'on se penchera demain, encore une fois.
Je dois vous dire que de m'être retrouvée dans l'obligation de consulter en psychiatrie, la psychologie étant devenue insuffisante, ce fut très, vraiment très dur sur mon égo et ce l'est encore. Comment se fait-il que je n'ai pas réussi à me "soigner" toute seule, à passer par-dessus mes années de misère pour profiter de la vie qui me gâte tant aujourd’hui? On m'a expliqué que le passé nous rattrape toujours... et bien dans mon cas ça a "fessé fort" il y a deux ans! Bon, même avant j'éprouvais des problèmes de santé mentale. Quand ma mère est morte, j'avais 20 ans, je me suis tapée tout une dépression et j'ai développé plusieurs troubles obsessionnels-compulsifs. Mais, à l'époque, j'avais réussi à m'en sortir seule et sans médication. Même chose lors du décès de mon père lorsque j'avais 27 ans... c'est alors que j'ai commencé à consulter en psychothérapie. Mais après deux grossesses et deux ans d'allaitement en 4 ans, j'ai totalement perdu le contrôle de moi. Ce n'était plus qu'une simple dépression... Après avoir rencontré psychiatres et thérapeutes, on m'a diagnostiqué: j'étais une personne bipolaire (de type 2 = grosse dépression et périodes maniaques moyennes) et borderline (personnalité limite). Mon conjoint et moi avons alors compris bien des choses... même que nous avions déjà suspecté ces diagnostics après plusieurs recherchent sur internet.
Question de terminer sur une note positive ;-) je me dis qu'au moins j'ai de l'aide de toute part et un conjoint hyper-compréhensif. De plus, nous avons de l'aide à la maison (une gardienne merveilleuse et presque indispensable). Tout cela me permet de garder espoir en cette vie qui me réserve encore bien du bonheur, j'en suis certaine... je n'ai qu'à regarder mes deux enfants pour m'en convaincre!!!
samedi 4 août 2012
Accepter ses limites
Accepter mes limites... voilà un objectif important que je me suis donné au quotidien. Je dois tenir compte de mes capacités physiques (encore la maudite fatigue!). Je dois aussi me soucier de mes limites émotionnelles, c'est-à-dire que j'évite de me mettre dans des situations trop stressantes ou trop accaparantes afin de diminuer au minimum les crises d'anxiété éventuelles. Ce sont deux choses que je ne faisais pas avant et qui m'ont valu bien des crises d'angoisse inutiles... J'avais si peur de décevoir ou d'être rejetée si j'osais faire des choix qui m'avantageaient moi, et pas les autres, que je disais oui à tout. Malheureusement c'était moi, ma famille, et surtout mon mari, qui en payaient le prix.
Cet objectif d'accepter ses limites n'est pas seulement bon pour les personnes au prise avec des problèmes de santé mentale, j'en conviens totalement. Mais il s'avère un incontournable lorsqu'on souffre de dépression, de bipolarité, ou de toute autre maladie psychiatrique.
Mais accepter ses limites ne signifie pas pour autant éviter tous les défis ou se complaire dans son malheur. Selon moi, c'est apprendre à "négocier" avec ses propres forces et faiblesses, face aux décisions à prendre au quotidien, tout en essayant d'être honnête avec soi-même. Ce qui est plus facile à dire qu'à faire puisque j'ai tendance à surestimer mes capacités, question de ne pas perdre une bonne opportunité.
Cet objectif d'accepter ses limites n'est pas seulement bon pour les personnes au prise avec des problèmes de santé mentale, j'en conviens totalement. Mais il s'avère un incontournable lorsqu'on souffre de dépression, de bipolarité, ou de toute autre maladie psychiatrique.
Mais accepter ses limites ne signifie pas pour autant éviter tous les défis ou se complaire dans son malheur. Selon moi, c'est apprendre à "négocier" avec ses propres forces et faiblesses, face aux décisions à prendre au quotidien, tout en essayant d'être honnête avec soi-même. Ce qui est plus facile à dire qu'à faire puisque j'ai tendance à surestimer mes capacités, question de ne pas perdre une bonne opportunité.
vendredi 3 août 2012
Mon récit de vie (scolaire)
Ce soir, j'ai décidé de mettre de côté mon pseudonyme. Je vous offre un lien vers un témoignage (de 4 pages) que j'ai fait dans le cadre d'un colloque s'intéressant à l'accessibilité aux études supérieures à l'automne 2010. On m'avait demandé d'y faire le récit de mon parcours de scolaire "exceptionnel" étant donné mes origines modestes.
LIEN récit de vie (scolaire)
Ce témoignage a marqué un tournant dans ma vie. C'est peu de temps après que j'ai sombré, que j'ai touché le fond du baril. Était-ce une coïncidence? Bien sûr que non. Les quelques mois que j'ai pris pour faire la rédaction de mon histoire de vie (avec en trame de fond, ma persévérance scolaire), m'ont obligé à faire face à mes démons... Le témoignage en question se termine un peu comme l'histoire de Cendrillon... Mais je savais très bien que ce n'était qu'en apparence... D'ailleurs, je n'ai pas abordé mes problèmes de santé mentale dans ce témoignage, par pudeur, affirmant simplement que la violence physique et verbale que j'avais vécue à la maison m'avait laissé des cicatrices.
Mon témoignage, dans une version révisée, a également été publié dans un volume de sociologie de l'éducation (L'École québécoise: débats,enjeux et pratiques sociales, par Jacques Tondreau et Marcel Robert, Édition : CEC. 2011) J'avoue que ma participation à cet ouvrage m'a fait extrêmement plaisir, d'autant plus que j'utilisais leur édition précédente pour enseigner un cours de sociologie de l'éducation à l'université et que j'adorais ce volume. Je crois que j'aurais eu mon nom dans le dictionnaire que je n'aurais pas été plus contente!
Je vous souhaite donc une bonne lecture. Vos commentaires sont toujours bienvenus!
LIEN récit de vie (scolaire)
Ce témoignage a marqué un tournant dans ma vie. C'est peu de temps après que j'ai sombré, que j'ai touché le fond du baril. Était-ce une coïncidence? Bien sûr que non. Les quelques mois que j'ai pris pour faire la rédaction de mon histoire de vie (avec en trame de fond, ma persévérance scolaire), m'ont obligé à faire face à mes démons... Le témoignage en question se termine un peu comme l'histoire de Cendrillon... Mais je savais très bien que ce n'était qu'en apparence... D'ailleurs, je n'ai pas abordé mes problèmes de santé mentale dans ce témoignage, par pudeur, affirmant simplement que la violence physique et verbale que j'avais vécue à la maison m'avait laissé des cicatrices.
Mon témoignage, dans une version révisée, a également été publié dans un volume de sociologie de l'éducation (L'École québécoise: débats,enjeux et pratiques sociales, par Jacques Tondreau et Marcel Robert, Édition : CEC. 2011) J'avoue que ma participation à cet ouvrage m'a fait extrêmement plaisir, d'autant plus que j'utilisais leur édition précédente pour enseigner un cours de sociologie de l'éducation à l'université et que j'adorais ce volume. Je crois que j'aurais eu mon nom dans le dictionnaire que je n'aurais pas été plus contente!
Je vous souhaite donc une bonne lecture. Vos commentaires sont toujours bienvenus!
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