Pour ceux qui se demandent comment s'est passé mon rendez-vous chez le psychiatre, je répondrai très bien. J'ai toujours peur qu'on ne me comprenne pas et, par le fait même, qu'on ne s'occupe pas bien de moi. Mais ce fut tout le contraire. On m'a écoutée, comprise et aidée. Vous n'en saurez pas davantage ;-)
Cette peur qu'on ne prenne pas bien soin de moi remonte à mon enfance. Ai-je besoin de vous expliquer pourquoi... Mes parents étaient ceux qui avaient besoin de soin et j'étais leur "poteau" de vieillesse qui devait s'enquérir de cette tâche (alors qu'un enfant a besoin de l'inverse bien entendu). Je me suis occupé d'eux jusqu'à leur mort du mieux que je le pouvais. Je n'ai pas de problème de conscience, j'ai été là du début à la fin. Je n'ai pas de remord mais ma santé mentale en a été grandement affectée.
Aujourd'hui, avec mes enfants, je fais en sorte de ne pas reproduire les "patterns" négatifs de mon enfance. Ils sont élevés totalement différemment de ce que j'ai connu. Aucun sévisse corporel, AUCUN! Pas de culpabilité envers leur parents, pas d'inquiétude lié à la nourriture, pas d'inquiétude lié à la séparation possible des parents, non pas de cela dans ma maison!!! Pas de dénigrement, pas de méchanceté, pas d'humiliation, pas de menace non plus. Je les aime et ils m'aiment en retour Je les respecte, et ils me respectent d'emblée. Je suis juste, patiente et douce avec eux et mes enfants sont épanouis. Voilà!
Contrairement à mes parents, jamais je ne ferai en sorte que mes enfants se sentent coupable d'être venu au monde. Jamais je ne leur dirai qu'ils vont me faire mourir d'une crise cardiaque parce qu'ils n’obtempèrent pas à mes demandes. Jamais je ne leur demanderai de tout sacrifier pour moi.
J'ai mis au monde deux enfants... pour les aimer...
lundi 6 août 2012
dimanche 5 août 2012
Pas toujours facile d'être positive
Depuis que j'écris sur ce blog, j'essaie, tant bien que mal, d'être positive à travers mes réflexions. Mais il y a des journées comme aujourd'hui où, sans raison précise, je vois tout en noir. Je me décourage... Toutes mes bonnes intentions disparaissent et je n'ai qu'une envie, m'isoler loin de ceux que j'aime pour ne pas trop les affecter...
Depuis plusieurs semaines que ça dure. Demain je rencontre LE psychiatre et j'espère qu'on pourra trouver des solutions ensemble pour que je me sente mieux, moins fatiguée et dépassée par un rien. Je spécifie "ensemble" car le médecin n'a pas toutes les réponses, loin de là, sinon je n'aurais plus à le voir. Je sens qu'il essaie de me supporter du mieux qu'il peut. La psychiatrie c'est un univers complexe où on essaie de vous aider de deux façons: en vous apprenant à envisager la vie autrement (le plus souvent en thérapie) et en vous médicamentant. C'est probablement sur ce second point qu'on se penchera demain, encore une fois.
Je dois vous dire que de m'être retrouvée dans l'obligation de consulter en psychiatrie, la psychologie étant devenue insuffisante, ce fut très, vraiment très dur sur mon égo et ce l'est encore. Comment se fait-il que je n'ai pas réussi à me "soigner" toute seule, à passer par-dessus mes années de misère pour profiter de la vie qui me gâte tant aujourd’hui? On m'a expliqué que le passé nous rattrape toujours... et bien dans mon cas ça a "fessé fort" il y a deux ans! Bon, même avant j'éprouvais des problèmes de santé mentale. Quand ma mère est morte, j'avais 20 ans, je me suis tapée tout une dépression et j'ai développé plusieurs troubles obsessionnels-compulsifs. Mais, à l'époque, j'avais réussi à m'en sortir seule et sans médication. Même chose lors du décès de mon père lorsque j'avais 27 ans... c'est alors que j'ai commencé à consulter en psychothérapie. Mais après deux grossesses et deux ans d'allaitement en 4 ans, j'ai totalement perdu le contrôle de moi. Ce n'était plus qu'une simple dépression... Après avoir rencontré psychiatres et thérapeutes, on m'a diagnostiqué: j'étais une personne bipolaire (de type 2 = grosse dépression et périodes maniaques moyennes) et borderline (personnalité limite). Mon conjoint et moi avons alors compris bien des choses... même que nous avions déjà suspecté ces diagnostics après plusieurs recherchent sur internet.
Question de terminer sur une note positive ;-) je me dis qu'au moins j'ai de l'aide de toute part et un conjoint hyper-compréhensif. De plus, nous avons de l'aide à la maison (une gardienne merveilleuse et presque indispensable). Tout cela me permet de garder espoir en cette vie qui me réserve encore bien du bonheur, j'en suis certaine... je n'ai qu'à regarder mes deux enfants pour m'en convaincre!!!
Depuis plusieurs semaines que ça dure. Demain je rencontre LE psychiatre et j'espère qu'on pourra trouver des solutions ensemble pour que je me sente mieux, moins fatiguée et dépassée par un rien. Je spécifie "ensemble" car le médecin n'a pas toutes les réponses, loin de là, sinon je n'aurais plus à le voir. Je sens qu'il essaie de me supporter du mieux qu'il peut. La psychiatrie c'est un univers complexe où on essaie de vous aider de deux façons: en vous apprenant à envisager la vie autrement (le plus souvent en thérapie) et en vous médicamentant. C'est probablement sur ce second point qu'on se penchera demain, encore une fois.
Je dois vous dire que de m'être retrouvée dans l'obligation de consulter en psychiatrie, la psychologie étant devenue insuffisante, ce fut très, vraiment très dur sur mon égo et ce l'est encore. Comment se fait-il que je n'ai pas réussi à me "soigner" toute seule, à passer par-dessus mes années de misère pour profiter de la vie qui me gâte tant aujourd’hui? On m'a expliqué que le passé nous rattrape toujours... et bien dans mon cas ça a "fessé fort" il y a deux ans! Bon, même avant j'éprouvais des problèmes de santé mentale. Quand ma mère est morte, j'avais 20 ans, je me suis tapée tout une dépression et j'ai développé plusieurs troubles obsessionnels-compulsifs. Mais, à l'époque, j'avais réussi à m'en sortir seule et sans médication. Même chose lors du décès de mon père lorsque j'avais 27 ans... c'est alors que j'ai commencé à consulter en psychothérapie. Mais après deux grossesses et deux ans d'allaitement en 4 ans, j'ai totalement perdu le contrôle de moi. Ce n'était plus qu'une simple dépression... Après avoir rencontré psychiatres et thérapeutes, on m'a diagnostiqué: j'étais une personne bipolaire (de type 2 = grosse dépression et périodes maniaques moyennes) et borderline (personnalité limite). Mon conjoint et moi avons alors compris bien des choses... même que nous avions déjà suspecté ces diagnostics après plusieurs recherchent sur internet.
Question de terminer sur une note positive ;-) je me dis qu'au moins j'ai de l'aide de toute part et un conjoint hyper-compréhensif. De plus, nous avons de l'aide à la maison (une gardienne merveilleuse et presque indispensable). Tout cela me permet de garder espoir en cette vie qui me réserve encore bien du bonheur, j'en suis certaine... je n'ai qu'à regarder mes deux enfants pour m'en convaincre!!!
samedi 4 août 2012
Accepter ses limites
Accepter mes limites... voilà un objectif important que je me suis donné au quotidien. Je dois tenir compte de mes capacités physiques (encore la maudite fatigue!). Je dois aussi me soucier de mes limites émotionnelles, c'est-à-dire que j'évite de me mettre dans des situations trop stressantes ou trop accaparantes afin de diminuer au minimum les crises d'anxiété éventuelles. Ce sont deux choses que je ne faisais pas avant et qui m'ont valu bien des crises d'angoisse inutiles... J'avais si peur de décevoir ou d'être rejetée si j'osais faire des choix qui m'avantageaient moi, et pas les autres, que je disais oui à tout. Malheureusement c'était moi, ma famille, et surtout mon mari, qui en payaient le prix.
Cet objectif d'accepter ses limites n'est pas seulement bon pour les personnes au prise avec des problèmes de santé mentale, j'en conviens totalement. Mais il s'avère un incontournable lorsqu'on souffre de dépression, de bipolarité, ou de toute autre maladie psychiatrique.
Mais accepter ses limites ne signifie pas pour autant éviter tous les défis ou se complaire dans son malheur. Selon moi, c'est apprendre à "négocier" avec ses propres forces et faiblesses, face aux décisions à prendre au quotidien, tout en essayant d'être honnête avec soi-même. Ce qui est plus facile à dire qu'à faire puisque j'ai tendance à surestimer mes capacités, question de ne pas perdre une bonne opportunité.
Cet objectif d'accepter ses limites n'est pas seulement bon pour les personnes au prise avec des problèmes de santé mentale, j'en conviens totalement. Mais il s'avère un incontournable lorsqu'on souffre de dépression, de bipolarité, ou de toute autre maladie psychiatrique.
Mais accepter ses limites ne signifie pas pour autant éviter tous les défis ou se complaire dans son malheur. Selon moi, c'est apprendre à "négocier" avec ses propres forces et faiblesses, face aux décisions à prendre au quotidien, tout en essayant d'être honnête avec soi-même. Ce qui est plus facile à dire qu'à faire puisque j'ai tendance à surestimer mes capacités, question de ne pas perdre une bonne opportunité.
vendredi 3 août 2012
Mon récit de vie (scolaire)
Ce soir, j'ai décidé de mettre de côté mon pseudonyme. Je vous offre un lien vers un témoignage (de 4 pages) que j'ai fait dans le cadre d'un colloque s'intéressant à l'accessibilité aux études supérieures à l'automne 2010. On m'avait demandé d'y faire le récit de mon parcours de scolaire "exceptionnel" étant donné mes origines modestes.
LIEN récit de vie (scolaire)
Ce témoignage a marqué un tournant dans ma vie. C'est peu de temps après que j'ai sombré, que j'ai touché le fond du baril. Était-ce une coïncidence? Bien sûr que non. Les quelques mois que j'ai pris pour faire la rédaction de mon histoire de vie (avec en trame de fond, ma persévérance scolaire), m'ont obligé à faire face à mes démons... Le témoignage en question se termine un peu comme l'histoire de Cendrillon... Mais je savais très bien que ce n'était qu'en apparence... D'ailleurs, je n'ai pas abordé mes problèmes de santé mentale dans ce témoignage, par pudeur, affirmant simplement que la violence physique et verbale que j'avais vécue à la maison m'avait laissé des cicatrices.
Mon témoignage, dans une version révisée, a également été publié dans un volume de sociologie de l'éducation (L'École québécoise: débats,enjeux et pratiques sociales, par Jacques Tondreau et Marcel Robert, Édition : CEC. 2011) J'avoue que ma participation à cet ouvrage m'a fait extrêmement plaisir, d'autant plus que j'utilisais leur édition précédente pour enseigner un cours de sociologie de l'éducation à l'université et que j'adorais ce volume. Je crois que j'aurais eu mon nom dans le dictionnaire que je n'aurais pas été plus contente!
Je vous souhaite donc une bonne lecture. Vos commentaires sont toujours bienvenus!
LIEN récit de vie (scolaire)
Ce témoignage a marqué un tournant dans ma vie. C'est peu de temps après que j'ai sombré, que j'ai touché le fond du baril. Était-ce une coïncidence? Bien sûr que non. Les quelques mois que j'ai pris pour faire la rédaction de mon histoire de vie (avec en trame de fond, ma persévérance scolaire), m'ont obligé à faire face à mes démons... Le témoignage en question se termine un peu comme l'histoire de Cendrillon... Mais je savais très bien que ce n'était qu'en apparence... D'ailleurs, je n'ai pas abordé mes problèmes de santé mentale dans ce témoignage, par pudeur, affirmant simplement que la violence physique et verbale que j'avais vécue à la maison m'avait laissé des cicatrices.
Mon témoignage, dans une version révisée, a également été publié dans un volume de sociologie de l'éducation (L'École québécoise: débats,enjeux et pratiques sociales, par Jacques Tondreau et Marcel Robert, Édition : CEC. 2011) J'avoue que ma participation à cet ouvrage m'a fait extrêmement plaisir, d'autant plus que j'utilisais leur édition précédente pour enseigner un cours de sociologie de l'éducation à l'université et que j'adorais ce volume. Je crois que j'aurais eu mon nom dans le dictionnaire que je n'aurais pas été plus contente!
Je vous souhaite donc une bonne lecture. Vos commentaires sont toujours bienvenus!
Comment ça va?
À la question "comment ça va" je n'ai plus envie de répondre spontanément "bien, merci" depuis plus d'un an. Je crois que c'est devenu pour moi une imposture que je ne pouvais plus endosser.
Rassurez-vous, je ne me mets tout de même pas à relater tous mes états d'âme à la personne qui pose cette question par politesse! Mais, à ceux qui m'entourent et dont je suis plus proche, j'essaie tout au moins de donner une réponse qui ne trahie pas mon réel état d'esprit. Alors, j'ai troqué le traditionnel "je vais très bien" par "ça va", par "pas si mal" ou par toute autre formule de ce genre, selon ce que je ressens vraiment.
D'un autre côté, lorsque je demande à quelqu'un comment il se porte, j'essaie de le faire avec sympathie et conviction. J'ai l'impression que les gens ressentent cela et qu'ils se permettent alors de donner une réponse davantage collée à leur réalité.
Alors je vous invite à faire de même! Soyez honnête la prochaine fois qu'on vous demandera "comment ça va?" Et voyez de quelle façon cela sera accueilli, vous serez peut-être surpris du résultat!
Rassurez-vous, je ne me mets tout de même pas à relater tous mes états d'âme à la personne qui pose cette question par politesse! Mais, à ceux qui m'entourent et dont je suis plus proche, j'essaie tout au moins de donner une réponse qui ne trahie pas mon réel état d'esprit. Alors, j'ai troqué le traditionnel "je vais très bien" par "ça va", par "pas si mal" ou par toute autre formule de ce genre, selon ce que je ressens vraiment.
D'un autre côté, lorsque je demande à quelqu'un comment il se porte, j'essaie de le faire avec sympathie et conviction. J'ai l'impression que les gens ressentent cela et qu'ils se permettent alors de donner une réponse davantage collée à leur réalité.
Alors je vous invite à faire de même! Soyez honnête la prochaine fois qu'on vous demandera "comment ça va?" Et voyez de quelle façon cela sera accueilli, vous serez peut-être surpris du résultat!
jeudi 2 août 2012
Réagir aux confidences
Voici quelques éléments de réflexion que j'ai retenus de mes discussions avec d'autres personnes atteintes de maladie mentale:
Une expression que les personnes en période dépressive ne peuvent plus entendre c'est "bottes-toi les fesses". Je peux vous dire que, dans mon cas, ce n'est pas faute d'essayer. Mais, le corps et l'esprit étant indissociable, il est difficile d'avancer quand on vit une période difficile.
Lorsque vous avez devant vous quelqu'un qui a suffisamment confiance pour vous révéler ses problèmes de santé mentale, évitez d'abord de minimiser sa souffrance en vous comparant (exemple: moi aussi ça m'arrive d'être fatigué, stressé et dépassé, voyons!). Puis, rappelez-vous que ce ne sont pas les conseils qui font du bien, c'est plutôt de se sentir accueilli, entendu, et compris qui s'avère réellement aidant. Donc, prenez le temps d'écouter...
Bref, les personnes atteintes de maladie mentale sont aussi des personnes comme les autres. Évitez de tomber dans les clichés et dans la comparaison. Soyez ouvert d'esprit et ne cherchez pas à tout comprendre... les personnes elles-mêmes atteintes ne peuvent pas tout expliquer de leur malaise!
Une expression que les personnes en période dépressive ne peuvent plus entendre c'est "bottes-toi les fesses". Je peux vous dire que, dans mon cas, ce n'est pas faute d'essayer. Mais, le corps et l'esprit étant indissociable, il est difficile d'avancer quand on vit une période difficile.
Lorsque vous avez devant vous quelqu'un qui a suffisamment confiance pour vous révéler ses problèmes de santé mentale, évitez d'abord de minimiser sa souffrance en vous comparant (exemple: moi aussi ça m'arrive d'être fatigué, stressé et dépassé, voyons!). Puis, rappelez-vous que ce ne sont pas les conseils qui font du bien, c'est plutôt de se sentir accueilli, entendu, et compris qui s'avère réellement aidant. Donc, prenez le temps d'écouter...
Bref, les personnes atteintes de maladie mentale sont aussi des personnes comme les autres. Évitez de tomber dans les clichés et dans la comparaison. Soyez ouvert d'esprit et ne cherchez pas à tout comprendre... les personnes elles-mêmes atteintes ne peuvent pas tout expliquer de leur malaise!
mercredi 1 août 2012
Du coq à l'âne...
Ce soir, j'aurais aimé pondre un texte facilement, mais le moral et l'inspiration me manque. En fait, je suis actuellement dans une mauvaise passe, et cela depuis déjà quelques semaines. Je me tape des crises d'anxiété pour des riens, j'ai souvent envie de pleurer, je me sens rapidement dépassée par les événements... Mais heureusement, depuis quelques jours, j'ai ce blog qui m'oblige à remettre les choses en perspectives. Les réflexions que j'y fait me permettent de garder le cap, de voir le positif dans chaque difficulté.
Mais il y a une chose qui me tracasse beaucoup: pourquoi ce silence de votre part? Je sais que j'ai des lecteurs mais aucun commentaire (sauf d'une amie proche)... J'espère que ce n'est pas parce que je vous démoralise avec mes histoires... Si vous me connaissez (ou pas), il me fera plaisir de recevoir un mot de votre part (par courriel ou sur Facebook aussi).
Vous l'avez probablement saisi, c'est que mon insécurité qui prend le dessus... ma peur de décevoir, d'être rejetée, abandonnée... En choisissant de faire ce blog, je prenais un gros risque, celui de vivre le rejet en ne recevant pas de commentaire... Mais, en fin de compte, c'est aussi une façon pour moi de travailler l'un des traits de ma personnalité limite, soit la peur de l'abandon. (Finalement, j'ai encore pu trouver du positif face à cette situation!)
Et ça se passe comme ça dans ma tête sans cesse... je me tracasse, je me faits des scénarios catastrophiques, je vis de l'anxiété facilement, etc. Et c'est sans vous entretenir de mes problèmes d'estime personnelle et de mes moyens de protection que j'ai développés au cours des années. Peut-être un jour je vous en reparlerai mais je ne suis pas prête...
Donc, c'est là que réside la différence une autre une personne "normale" et quelqu'un éprouvant des problèmes de santé mentale: dans l'intensité de ce qui est vécu intérieurement. Lorsque vos pensées vous handicapent et vous empêchent de fonctionner normalement en société, alors vous éprouvez des problèmes de santé mentale.
Cela me fait penser à une autre analogie que j'avais utilisée lors d'une discussion avec une amie sur la maltraitance parentale: cette personne me disait qu'elle aussi, comme moi, avait vécu la fessée. Je lui ai alors demandé combien de fois cette fessée lui avait fait croire qu'elle allait en mourir... Tout est une question d'intensité... De ça aussi je vais probablement vous en reparler.
Mais il y a une chose qui me tracasse beaucoup: pourquoi ce silence de votre part? Je sais que j'ai des lecteurs mais aucun commentaire (sauf d'une amie proche)... J'espère que ce n'est pas parce que je vous démoralise avec mes histoires... Si vous me connaissez (ou pas), il me fera plaisir de recevoir un mot de votre part (par courriel ou sur Facebook aussi).
Vous l'avez probablement saisi, c'est que mon insécurité qui prend le dessus... ma peur de décevoir, d'être rejetée, abandonnée... En choisissant de faire ce blog, je prenais un gros risque, celui de vivre le rejet en ne recevant pas de commentaire... Mais, en fin de compte, c'est aussi une façon pour moi de travailler l'un des traits de ma personnalité limite, soit la peur de l'abandon. (Finalement, j'ai encore pu trouver du positif face à cette situation!)
Et ça se passe comme ça dans ma tête sans cesse... je me tracasse, je me faits des scénarios catastrophiques, je vis de l'anxiété facilement, etc. Et c'est sans vous entretenir de mes problèmes d'estime personnelle et de mes moyens de protection que j'ai développés au cours des années. Peut-être un jour je vous en reparlerai mais je ne suis pas prête...
Donc, c'est là que réside la différence une autre une personne "normale" et quelqu'un éprouvant des problèmes de santé mentale: dans l'intensité de ce qui est vécu intérieurement. Lorsque vos pensées vous handicapent et vous empêchent de fonctionner normalement en société, alors vous éprouvez des problèmes de santé mentale.
Cela me fait penser à une autre analogie que j'avais utilisée lors d'une discussion avec une amie sur la maltraitance parentale: cette personne me disait qu'elle aussi, comme moi, avait vécu la fessée. Je lui ai alors demandé combien de fois cette fessée lui avait fait croire qu'elle allait en mourir... Tout est une question d'intensité... De ça aussi je vais probablement vous en reparler.
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